Commerce de primates de Niederhausbergen — Université de Strasbourg


Communiqué – suivi des actions

8 avril 2021

Voici des nouvelles du dossier portant sur le commerce de primates de l’université de Strasbourg (transitant par le Centre de Niederhausbergen), achetés 10 euros le kilo et revendus 5000 euros l’animal à des laboratoires européens.

En juillet 2015, le Dr Anne Vonesch vice-présidente d’Alsace Nature et membre du Bureau Européen de l’Environnement a confié ce dossier à Sylvia Hecker, vice-présidente du Comité scientifique Pro Anima. Sylvia a ainsi été chargée de mener une grande enquête. Depuis, un énorme travail a été accompli pour influer sur la fermeture de ce sordide commerce de primates.

Rapidement en effet, différentes associations sont venues se joindre à Pro Anima.

Un groupe motivé et solidaire

Pro Anima a d’abord collaboré avec l’association Animalsace, dont l’ancien président Cyril Ernst reste notre partenaire pour le volet juridique du dossier.

Ensuite avec Code Animal, Fight for Monkeys, International Campaigns, Animal testing, 269Life, Animalise (association des étudiants de l’université de Strasbourg), avec Soko Tierschutz (notamment au sujet de la plateforme américaine Covance et de ses laboratoires clients ‑dont LPT- que l’association a pu faire fermer en 2020 grâce à plusieurs manifestations importantes ayant rassemblé jusqu’à 15000 personnes). Notons aussi Artze gegen Tierversuche qui, chaque année lors des marches organisées, a envoyé une délégation de médecins membres de l’association, mais encore RAO Reporters (Reporters for Animals Only), Antidote Europe et bien d’autres associations.

Un travail d’information et de communication

Nous comptons une dizaine de nos référents scientifiques présents à Strasbourg, des élus nationaux et européens, plusieurs membres du Conseil d’administration de l’Unistra dont une cadre juriste occupant également une très haute fonction publique européenne ; la police nationale, les renseignements généraux ou encore la gendarmerie de Mundolsheim dont dépend la commune de Niederhausbergen ; sans oublier le soutien de personnalités, telles que Matthieu Ricard, Aymeric Caron et bien d’autres.

Pro Anima est également en contact avec des médias locaux et nationaux (et même le « M » du Monde), et des médias allemands.

Enfin, nous travaillons avec nos avocats spécialisés en droit public et de l’environnement : le cabinet Huglo-Lepage qui ne défend que des dossiers médiatiques et à médiatiser (Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement et députée européenne, étant elle-même avocate).

Ce cabinet représente une chance immense pour atteindre nos objectifs.

Toutes ces personnes remarquables nous font confiance et coopèrent harmonieusement.

Des actions collectives pour les singes

Ainsi, des manifestations sont organisées chaque année ; et ce, depuis 2015.

L’année dernière, à l’initiative et avec la détermination d’Alexandra Justamente — Fight for Monkeys, et en raison des restrictions sanitaires, nous avons co-organisé la 1ère marche virtuelle d’Europe « Justice pour les singes ».

Notre 1ère pétition, mise en ligne en novembre 2014, avec Animalsace, contre l’extension de l’élevage de primates à Niederhausbergen, a été signée par plus de 144 000 personnes ; et sur papier par plus de 8800 personnes dont 80 scientifiques.

Une 2ème pétition, lancée en 2019 avec Animalise et Antidote Europe, pour la fermeture du centre compte quant à elle plus de 70 000 signataires.

Différents courriers ont en parallèle été envoyés aux Chancelleries et à différents pouvoirs publics, ainsi que plusieurs rendez-vous se sont tenus avec les services de la préfecture.

En 2019, grâce à nos efforts collectifs, le chiffre d’affaire de l’université de Strasbourg issu de la vente des primates a baissé de 50%.

A suivre

Un recours vient par ailleurs d’être déposé devant le Tribunal administratif de Strasbourg dirigé contre l’agrément du centre de primatologie de Niederhausbergen. Afin de permettre un déroulement serein du débat judiciaire, nous avons suspendu les manifestations publiques pour le moment.

Pro Anima, avec Sylvia Hecker, représente depuis 2015 le camp de base pionnier de cette affaire. Nous continuons cependant d’accueillir toutes les bonnes volontés qui ont le souci du bien commun, et plus précisément celui du sort réservé à nos proches cousins les primates non humains de Niederhausbergen.

Un objectif à la fois éthique, scientifique et écologique

Il faut dénoncer non seulement ces pratiques cruelles et empiriques sur ces primates ; mais aussi démanteler les sociétés écrans, les conflits d’intérêts, les trafics d’influence et organisations parallèles à ce trafic ; et encore prouver comment nous pouvons faire autrement et mieux.

Ainsi, et avec l’aide de nos avocats, nous espérons pouvoir faire fermer le Centre de primatologie de Niederhausbergen et faire stopper ce juteux trafic.

En attendant, si ce n’est déjà fait, n’hésitez pas à faire entendre votre voix et signer la pétition pour mettre fin au commerce de primates à l’université de Strasbourg.