La Fondation Align, organisation à but non lucratif qui accélère la biologie prédictive en réunissant les plus grand(e)s expert(e)s mondiaux(ales) pour générer et optimiser les données qui sous-tendent les avancées de l’IA, a annoncé un partenariat avec Google DeepMind, le principal laboratoire d’IA au monde, afin de collaborer avec la communauté internationale pour définir une nouvelle feuille de route concernant les données et les évaluations susceptibles de stimuler l’IA dans la recherche sur la résistance aux antimicrobiens (RAM).
S’appuyant sur les appels à l’action du rapport « L’IA pour la résistance aux antimicrobiens » publié par Google DeepMind et la Fleming Initiative, ces organisations réuniront des expert(e)s internationaux en microbiologie, médecine et IA afin de définir et de prioriser la production de données. Les ensembles de données ainsi constitués permettront le développement de « modèles idéaux » : des systèmes prédictifs capables de catalyser des changements à l’échelle mondiale dans la manière dont le monde comprend, prédit et, en fin de compte, combat la résistance aux antimicrobiens.
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Un nouveau consortium international, BEACON (Benchmarking, Evaluation, and Assessment Consortium for Science), a été lancé par CASP, DREAM, OpenADMET, Sage Bionetworks, et CACHE/Conscience afin de favoriser les synergies, d’harmoniser et d’étendre les efforts d’évaluation comparative dans le domaine de la biologie et de la médecine pilotées par l’IA.
Cette initiative rassemble des groupes d’évaluation critique reconnus et des organisations de science ouverte pour élaborer des normes d’évaluation communes, organiser des défis communautaires et créer une plateforme ouverte pour la validation de modèles prédictifs dans la recherche sur les maladies et la découverte de petites molécules. BEACON développe un cadre structuré pour évaluer la performance des méthodes de calcul dans les systèmes biologiques complexes et émergents, dans le but d’améliorer la reproductibilité de la recherche en sciences pilotées par l’IA et de promouvoir la clarté méthodologique.
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La transition vers une science sans animaux représente un défi majeur et complexe. Malgré les nombreuses ambitions, engagements et initiatives importantes annoncés par le secteur pharmaceutique, certaines entreprises peuvent avoir des difficultés à déterminer précisément comment y contribuer au mieux et par où commencer. Au cours des 18 derniers mois, la RSCPA (Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals) a collaboré avec des entreprises pharmaceutiques (notamment Novo Nordisk, Merck Groupet Sanofi) pour élaborer une ressource présentant des actions clés spécifiques, illustrées par des exemples d’initiatives, que les entreprises pharmaceutiques peuvent entreprendre pour revoir leurs pratiques actuelles et accélérer la transition vers une science sans animaux pour le développement et les essais de médicaments.
Les thèmes abordés dans le plan d’action sont soutenus par l’EFPIA (European Federation of Pharmaceutical Industries and Associations). Dans ce domaine complexe, le plan vise à faciliter une approche pragmatique (« que pouvons-nous faire ? »), en complément d’initiatives importantes telles que l’approche des « Trois paniers » développée par Merck.
Aujourd’hui, notamment après les arrêts d’activité mondiaux provoqués par des maladies infectieuses d’origine animale, le concept « Une seule santé » (One Health) est souvent associé à la gestion des maladies transmissibles et à l’agriculture, son champ d’application initial. Pourtant, selon la Commission Lancet sur la pollution et la santé, la pollution est le principal facteur de risque environnemental mondial de maladies et de décès prématurés, responsable d’environ 9 millions de décès par an. Les stratégies actuelles sont inefficaces car elles doivent appréhender l’ensemble du cycle interconnecté, et non se limiter à l’aspect humain ou environnemental pris individuellement. Dès lors, est-il possible d’élargir le concept « Une seule santé » pour offrir une protection véritablement globale ?
Dans un récent éditorial, John Colbourne (Université de Birmingham), Jonathan Freedman (IEHS), Laura Holden (Université de Birmingham) et Joseph Shaw (Université de l’Indiana) explorent comment l’unification de la santé humaine et environnementale dans le cadre d’une « Toxicologie unique » peut transformer la sécurité chimique. S’appuyant sur les principes de l’évolution et sur des données interspécifiques, les auteurs préconisent des approches intégrées pour faire face aux risques croissants de pollution, améliorer l’évaluation des dangers et renforcer la protection de toutes les formes de vie sur notre planète interconnectée.
Les Nouvelles Approches Méthodologiques (NAM) progressent rapidement en toxicologie. Pourtant, leur adoption par la réglementation reste inégale. Dans un récent post, Faizan Sahigara de CEHTRA explique pourquoi, si l’obstacle réside souvent non pas dans la science, mais dans la structure, le cadre législatif européen OSOA (One Substance, One Assessment) offre une opportunité de faire évoluer cette dynamique.
L’initiative européenne OSOA vise à garantir que chaque substance chimique soit évaluée une seule fois en termes de danger et de risque, cette évaluation étant partagée entre tous les cadres réglementaires de l’UE. Les impacts potentiels d’OSOA sont les suivants : permettre à une NAM acceptée une seule fois d’étayer de multiples décisions réglementaires ; réduire la duplication des études et limiter les tests répétés sur les animaux ; soutenir des normes d’évaluation harmonisées ; renforcer la confiance dans les stratégies intégrées sans recours aux animaux. Si elle est mise en œuvre avec ambition, OSOA pourrait devenir un catalyseur structurel pour une science réglementaire moderne et sans animaux en Europe.
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James J. Collins est l’un des fondateurs de la biologie synthétique et un chercheur de premier plan en biologie des systèmes. Ses travaux ont permis le développement de nouvelles classes d’outils de diagnostic et de traitements, notamment pour la détection et le traitement d’agents pathogènes tels qu’Ebola, Zika, le SARS-CoV‑2 et les bactéries résistantes aux antibiotiques. Collins est Professeur titulaire à l’Institute for Medical Engineering and Science (IMES), directeur de la MIT Abdul Latif Jameel Clinic for Machine Learning in Health, membre du Broad Institute du MIT et de Harvard, et membre fondateur du Wyss Institute for Biologically Inspired Engineering de Harvard.
Dans un récent entretien publié par MIT News, le professeur Collins explique comment la collaboration a été essentielle à ses recherches sur l’association des prédictions informatiques et des nouvelles plateformes expérimentales.
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L’EPAA (European Partnership for Alternative Approaches to Animal Testing) soutient les étudiant(e)s et jeunes chercheur(e)s dont les travaux dans le domaine des approches alternatives sont remarquables, afin de leur permettre de participer à un événement scientifique de premier plan. Les coûts de participation peuvent empêcher des étudiant(e)s prometteur(se)s ou de jeunes chercheur(e)s en début de carrière d’assister à ces événements. Les partenaires de l’EPAA sont donc heureux de financer les bourses étudiantes 3Rs pour faciliter la participation des étudiants et jeunes chercheurs à ces manifestations.
En 2026, deux bourses complètes de 1 000 € sont offertes pour SETAC Europe 2026, ESTIV 2026 et EUROTOX 2026. Si les candidatures pour SETAC Europe sont closes depuis février, celles pour ESTIV et EUROTOX restent ouvertes.
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F3OCI : accéder à la newsletter mensuelleOwkin, entreprise spécialisée en IA et dont la mission est de créer une superintelligence artificielle biologique pour guérir les maladies, a annoncé un partenariat avec Consensus, moteur de recherche de référence basé sur l’IA, afin d’intégrer 200 millions d’articles scientifiques évalués par des pairs directement dans K Pro, son outil d’analyse IA pour la biologie.
Consensus réduit le risque d’interprétation erronée, garantissant l’authenticité de chaque article cité et la pertinence de chaque résumé. Cette intégration vise à optimiser les flux de travail de recherche scientifique et à compléter l’expertise d’Owkin en analyse multimodale et en biologie des données. Pascal Weinberger, co-PDG d’Owkin, a déclaré : « En combinant l’approche proactive d’Owkin, axée sur les données et dédiée à la recherche biologique, avec l’expertise de Consensus en matière de littérature scientifique, nous souhaitons aider les équipes à passer plus rapidement de la question scientifique à la conclusion étayée par des preuves. »
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Turbine a annoncé une levée de fonds de série B de 25 millions de dollars, l’expansion de sa plateforme de cellules virtuelles à d’autres secteurs et un nouveau partenariat axé sur l’immunologie avec un géant pharmaceutique. Ce tour de table a été mené par Interactive Venture Partners, avec la participation de Beiersdorf AG et d’investisseurs historiques, dont MSD Global Health Innovation, Accel et Mercia.
La plateforme de laboratoire intégrée de Turbine générera des jeux de données de perturbation propriétaires supplémentaires, permettant à l’entreprise d’affiner son modèle de cellules virtuelles de base pour de nouveaux types de tests et de tissus. « Il est prouvé que les thérapies combinées sont bénéfiques pour les patient(e)s. Cependant, compte tenu de la complexité des maladies immunologiques et du nombre considérable de combinaisons potentielles, la virtualisation est le seul moyen pour les scientifiques d’explorer et d’identifier rationnellement les combinaisons de médicaments les plus appropriées, ainsi que les cohortes de patient(e)s susceptibles d’en bénéficier », a déclaré Szabolcs Nagy, cofondateur et PDG de Turbine.
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Bruker Spatial Biology, une division de Bruker Corporation, a annoncé l’extension de sa collaboration avec Noetik Inc., suite à une étude menée sur plus de 3 500 échantillons de patient(e)s à l’aide de l’outil d’imagerie moléculaire spatial CosMx® (SMI). CosMx SMI permet à Noetik de pré-entraîner et de mettre à l’échelle des modèles biologiques fondamentaux afin de réaliser des simulations complexes à l’échelle du génome de la biologie cellulaire et tissulaire humaine, ouvrant ainsi la voie à diverses applications thérapeutiques.
« Les multiples modèles d’IA spatiale de Noetik, notamment la cellule virtuelle Oncology Counterfactual Therapeutics Oracle, capable de simuler la biologie des patient(e)s et d’orienter la découverte de médicaments, représentent des avancées majeures pour la lutte contre les maladies humaines », a déclaré le Dr. Mark R. Munch, président du groupe Bruker NANO. Pour développer une IA auto-supervisée, Noetik exploite la plateforme CosMx SMI afin de générer les ensembles de données transcriptomiques et multiomiques spatiales monocellulaires et subcellulaires les plus vastes et les plus complets sur le plan biologique en oncologie.
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Des scientifiques du Korea Research Institute of Bioscience and Biotechnology(KRIBB) ont annoncé la mise au point d’une plateforme d’évaluation pharmacocinétique/pharmacodynamique (PK/PD) multi-organoïde dérivée d’iPSC et spécifique à chaque patiente atteinte d’un cancer du sein porteur de la mutation NF1.
Composé d’organoïdes intestinaux, hépatiques et rénaux, ce système multi-organoïde (Networking Organoid Culture System – NOCS) a permis une évaluation individualisée de l’absorption, de la distribution, du métabolisme et de l’excrétion des médicaments. Des analyses génomiques et de voies de signalisation intégratives ont en effet révélé des vulnérabilités thérapeutiques, notamment une sensibilité à une nouvelle thérapie par saut d’exon ciblant NF1. Les résultats établissent un cadre cliniquement pertinent qui intègre la modélisation PK/PD multi-organes aux stratégies thérapeutiques guidées par le génotype, soulignant le potentiel de l’association de la correction génique ciblée et de la thérapie par petites molécules pour un traitement personnalisé.
Lire l’article dans Signal Transduction and Targeted Therapy (EN)
Le cadre des AOP (Adverse Outcome Pathway) est une pierre angulaire de la toxicologie mécanistique moderne. Il offre une représentation structurée des événements biologiques causaux, reliant les événements moléculaires initiaux aux effets néfastes sur la santé. Cependant, l’exploration et l’interprétation pratiques des AOP demeurent complexes en raison de la fragmentation des connaissances mécanistiques au sein de bases de données biologiques hétérogènes et du nombre limité d’outils intégrés et interactifs.
Cette prépublication présente AOPGraphExplorer 2.0, une plateforme interactive basée sur les graphes pour la visualisation, l’annotation et l’analyse des réseaux AOP issus d’AOP-Wiki. Cette nouvelle version introduit une architecture modulaire et évolutive qui intègre directement dans les graphes AOP des annotations mécanistiques multidomaines, incluant les processus biologiques, les entités moléculaires, le contexte anatomique, les maladies et les facteurs de stress. En reliant AOP-Wiki à des ressources de connaissances biomédicales externes au sein d’un cadre graphique unifié, AOPGraphExplorer 2.0 transforme l’exploration AOP en un flux de travail d’analyse systémique multi-domaines.
Lire l’article dans bioRxiv (EN)
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