Lors de sa séance plénière le mercredi 29 avril, le Parlement européen (PE) a adopté ses positions au regard de réformes concernant l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) (526 votes en faveur, 56 contre et 69 abstentions – rapport par Christophe Clergeau, S&D). Les changements proposés assurent que l’Agence détient les ressources nécessaires et la flexibilité requise pour accomplir son mandat étendu, incluant des procédures plus claires et des processus plus efficaces concernant l’évaluation des risques. Le vote suit l’adoption de la position du Conseil de l’UE sur ce même sujet en Décembre 2025.
Par ailleurs, le PE a adopté sa position sur la proposition Omnibus IV, dont le but est de simplifier la législation européenne sur les produits chimiques (540 votes en faveur, 60 contre et 45 abstentions). Ce vote suit l’adoption du rapport par les comités ENVI et IMCO plus tôt en avril. Ce dernier confirme la position du PE sur la proposition du Conseil de l’UE afin d’uniformiser les exigences pour tous les principaux cadres réglementaires, comme la Régulation sur la Classification, l’Étiquetage et l’Emballage (CLP), la Régulation sur les Cosmétiques et la Régulation sur la fertilisation des produits. Suivant ce vote en session plénière, le PE est prêt pour commencer les négociations avec la Commission et le Conseil afin de trouver un accord final.
Les conjugués anticorps-médicament (ADC) figurent parmi les modalités thérapeutiques les plus prometteuses et complexes actuellement en développement en oncologie. L’un des défis consiste à intégrer au mieux cette technologie dans la pratique clinique courante, en optimisant la posologie, en élargissant l’accès et l’utilisation à de nouvelles populations et en exploitant pleinement son potentiel tout au long de son cycle de vie, depuis les premières phases de développement jusqu’à la commercialisation après autorisation de mise sur le marché.
Pour remédier à cette situation, les équipes se tournent de plus en plus vers le développement de médicaments guidé par la modélisation (MIDD, model-informed drug development) pour les ADC, comme le préconise la directive ICH M15, afin d’intégrer les données pharmacocinétiques, pharmacodynamiques, de sécurité et les données de “vie réelle” dans un cadre décisionnel plus cohérent. Dans un récent article de blog, Certara explique comment ces stratégies basées sur la modélisation peuvent étendre la valeur des ADC, au-delà de l’approbation réglementaire.
Merck & Co., Inc. s’est associé à Certara pour déterminer une stratégie posologique pédiatrique optimale pour un ADC : Lire l’étude du cas
Les réactions chimiques sont à la base de la vie. Depuis des années, les chercheur(e)s utilisent des simulations informatiques pour étudier le comportement des molécules. Cependant, une propriété essentielle a jusqu’à présent été largement négligée afin de limiter les simulations aux capacités des supercalculateurs actuels : si les molécules se déplacent de manière réaliste dans de nombreuses simulations, les liaisons chimiques, elles, ne peuvent ni se rompre ni se former.
Une équipe de recherche de l’Institut Max Planck de recherche sur les polymères (MPI‑P) de Mayence a développé un logiciel permettant de surmonter cette limitation. Ce nouveau logiciel KIMMDY (KIinetic Monte Carlo MolecularDYnamics) combine différentes approches de calcul et utilise des méthodes d’apprentissage automatique pour déterminer quand et où les réactions chimiques peuvent se produire. « Cela nous permet non seulement de suivre le mouvement des molécules, mais aussi leurs interactions », explique la Professeure Frauke Gräter, directrice du département Mécanique biomoléculaire du MPI‑P. « Ceci ouvre des perspectives entièrement nouvelles pour l’étude computationnelle des processus biologiques complexes. »
Les entreprises pharmaceutiques utilisent déjà l’intelligence artificielle (IA) pour des tâches telles que l’optimisation des essais cliniques, l’identification de cibles thérapeutiques et le développement de modèles prédictifs de détection des risques. Mais la prochaine génération d’IA promet d’aller encore plus loin grâce à des « agents » agissant de manière autonome.
Parmi les acteurs de cette transformation figure Owkin, une entreprise d’IA dont les clients incluent Sanofi, Bristol Myers Squibb et Merck & Co. Son agent d’IA autonome peut aborder des questions complexes relatives à la commercialisation et à la découverte de médicaments en un temps record. Dans un article publié sur PharmaVoice, Pascal Weinberger, co-DG d’Owkin, explique comment les agents d’IA révolutionnent la découverte de médicaments.
L’Oregon Health & Science University (OHSU) a reçu plus de 9 millions de dollars de financement des National Institutes of Health (NIH) pour développer des nouveaux modèles d’organes-sur-puce (OOC) afin de reproduire la croissance, la propagation et la réponse aux traitements des cancers des os et des tissus osseux associés.
Deux nouvelles subventions, pilotées par Alexander Davies, D.V.M., Ph.D., et Luiz Bertassoni, D.D.S., Ph.D., s’ajoutent à une subvention de 3,5 millions de dollars des NIH accordée à Bertassoni en 2025 et sont liées auKnight Cancer Precision Biofabrication Hub, une initiative stratégique du Knight Cancer Institute de l’OHSU. Au total, ces trois subventions représentent près de 9,2 millions de dollars, positionnant l’OHSU comme un chef de file dans l’utilisation de modèles de tissus humains bio-ingénierés pour étudier les cancers osseux et les cancers métastatiques – un domaine où les besoins médicaux sont critiques et non satisfaits.
La variabilité inter-lots (batch-to-batch variation) des anticorps d’origine animale affecte la spécificité de la cible et la reproductibilité des expériences. Pour remédier à ce problème, le programme conjoint Only Good Antibodies (OGA)/NC3Rs « Antibody Champions » a recruté 16 chercheur(e)s afin de favoriser la validation et l’utilisation d’anticorps de haute qualité au sein de la communauté scientifique.
Basés au Royaume-Uni, ces expert(e)s travaillent dans diverses disciplines, allant des modèles d’AVC sur-puce et de démence à base de cellules souches à la biologie du venin de serpent et à l’imagerie rénale. Durant les 12 mois du programme, les chercheur(e)s bénéficieront d’une formation à la sélection et à la validation des anticorps, afin de garantir que les anticorps sélectionnés soient les plus susceptibles de fournir des résultats précis et reproductibles.
Heidi Haikala, directrice scientifique et cofondatrice de Solid IO, a été nommée Biotech Founder of the Year lors des Biotech Stars Awards, organisés par Finnish Bioindustries (FIB, l’association finlandaise de l’industrie biotechnologique). Cette distinction récompense un leadership et une innovation exceptionnels au sein du secteur biotechnologique finlandais, mettant en lumière les personnes qui contribuent à l’excellence scientifique et au développement de technologies de santé à fort impact.
Grâce à sa plateforme de tumeurs sur-puce, Solid IO développe des modèles personnalisés et pertinents pour l’humain afin d’améliorer la prédiction des traitements en oncologie. Cette reconnaissance souligne l’importance croissante de traduire les avancées scientifiques en solutions capables d’améliorer à la fois les processus de R&D et les résultats pour les patient(e)s.
Voir l’annonce sur la page Linkedin de Solid IO
L’IA et les biotechnologies sont deux domaines en pleine expansion qui offrent des opportunités sans précédent d’innovation et de développement de solutions novatrices. Ce constat est d’autant plus vrai dans un contexte mondial où l’IA transforme profondément le paysage et les pratiques scientifiques et technologiques.
C’est pourquoi l’Agence nationale de la recherche (ANR) française et la National Research Foundation (NRF) of Korea lancent un deuxième appel à projets dédié aux biotechnologies utilisant l’IA. Cet appel vise à promouvoir la collaboration entre les chercheur(e)s académiques français(es) et coréen(ne)s afin d’explorer et de développer des applications d’IA dans le domaine des biotechnologies.
Date limite de dépôt des dossiers de candidature : 4 juin 2026 à 17h00 (CEST).
Consultez notre interface d’appelsAujourd’hui, il n’existe aucune norme de données cohérente pour la pharmacologie in vitro (IVP, in vitro pharmacology). Le projet intersectoriel de pharmacologie in vitro vise à développer un modèle de données ouvert et partagé, associant une description détaillée et standardisée des méthodologies in vitro utilisées pour la caractérisation de la sécurité des médicaments expérimentaux à un référentiel de méthodes d’essais in vitro annotées.
Le groupe de travail IVP a pour objectif de développer des formats de données et des outils standardisés pour les bioessais in vitro, en collaboration avec les autorités réglementaires (dont la FDA), l’industrie et les fournisseurs. Le référentiel d’essais IVP (IVP Assay Repository) – un livrable important et une étape clé du projet – est désormais opérationnel et les coordinateurs sollicitent les commentaires de la communauté.
Les modulateurs épigénétiques, tels que les histones désacétylases (HDAC) et les histones acétyltransférases (HAT), sont des régulateurs clés de l’expression génique qui influencent considérablement l’électrophysiologie cardiaque. Dans une nouvelle étude, des chercheur(e)s ont utilisé des ARN interférents de petite taille (siARN) pour inhiber individuellement les HDAC, y compris les sirtuines (SIRT), dans des cardiomyocytes dérivés de cellules souches humaines (hiPSC-CM).
Grâce au séquençage de l’ARN, ils ont comparé les profils d’expression génique à ceux du cœur humain adulte (base GTEx), puis utilisé des outils de modélisation pour analyser les relations entre régulateurs et gènes cardiaques. Cette approche combinée permet d’identifier les mécanismes de régulation clés et d’évaluer la fidélité avec laquelle les modèles dérivés de hiPSC reproduisent la biologie du cœur humain adulte.
Lire l’étude dans le Journal of Precision Medicine : Health and Disease (EN)
Le développement de thérapies régénératives pour restaurer la fonction rénale chez les patient(e)s atteint(e)s d’insuffisance rénale progressive représente un défi majeur pour la néphrologie moléculaire moderne. Les organoïdes rénaux se sont révélés être un outil puissant pour étudier le développement rénal, la physiologie et les mécanismes des maladies rénales in vitro. Cependant, le phénotype fibrotique des organoïdes rénaux et leur utilité en tant que modèle de maladie restent à caractériser.
Dans une étude récente, des chercheur(e)s ont observé que l’activation de la voie de signalisation TGF-β1 dans des organoïdes rénaux induisait des caractéristiques de la fibrose rénale humaine. Une approche transcriptomique a mis en évidence une régulation différentielle des voies clés de la fibrose rénale. En identifiant des médiateurs potentiels de la fibrose rénale, les chercheur(e)s ont conclu que les organoïdes rénaux constituent un système pertinent pour modéliser la fibrose rénale et pourraient orienter la découverte de nouvelles thérapies.
Lire l’étude dans Stem Cell Research & Therapy (EN)
Nouvel e‑book avec la participation du Professeur Thomas Hartung (Johns Hopkins University) : « The Economics of Non-Human Animals »
Table-ronde de Justify : « The Human Cost of Animal Research : When Compassion Becomes Moral Injury »
Point de vue d’Alfonso Tedeschi (Greenstone Biosciences) : « The Animal Model : A formal Apologia and Its Scientific Successors »
Webinaire : « Advocating for Human-Based Research in the NIH Strategic Plan », avec Catharine E. Krebs, PCRM – 11 mai, 12h00 ET (en ligne)
ZonMW, événement à destination des parties prenantes : « Accelerating the Global Transition Towards Animal-Free Research & Innovation » – 13 mai, 12h00 – 17h00 CET (La Haye)
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