Rapport d’activité

Synthèse de l’année 2017, notre rapport moral et financier

Jeudi 19 octobre 2017, les membres du bureau, les membres du comité de direction et certains adhérents se sont réunis dans une ambiance chaleureuse.

Etaient présents à l’assemblée générale les membres adhérents suivants :

Membres du Bureau : Docteure Catherine Randriantseheno, présidente et Christiane Laupie-Koechlin, secrétaire générale fondatrice et Monsieur Georges-Louis Andrieux-Koechlin, trésorier.

Membres du Comité de direction : Mesdames Jocelyne Meunier et Marie-Pierre Guede-Thomas.

Ainsi que 12 membres adhérents : Mesdames Muriel Obriet, Brigitte Bérardo, Maud Offenthal, Hélène Cesbron, Sophie Vie, Pamela Regnier, Florence Zuber, Claudine Fillastre, et,  Messieurs Arnaud Gavard, Francis Regnier, Olivier et Pascal Sotiriadès.

Rapport moral
Catherine Randriantseheno lit le rapport moral concernant l’année 2016 et le 1er semestre 2017. Comme chaque année, beaucoup de nouvelles telles que VALITOX et son futur dépôt à l’ECVAM, 40.000 euros pour le fonds EthicScience sur quatre années, le travail considérable de Sylvia Hecker à Strasbourg concernant le centre de primatologie avec l’engagement d’un avocat, la campagne d’affichage dans le métro parisien avec l’aide financière de la SNDA, la plainte auprès de la médiatrice européenne concernant le réexamen de la directive à la lumière des progrès réalisés dans le domaine des méthodes alternatives aux expérimentations animales.

Sur ce point juridique, Muriel Obriet explique la confusion faite entre les articles 57 et 58 et exprime sa crainte pour 2019 avec une possible confusion des deux articles, en inversé.

Des ‘points divers’ abordés sont :

-       participation à une réunion de l’Eurogroup for Animals, et, la nécessité de leur transmettre tous les éléments de notre domaine de compétence,

-       participation aux journées portes ouvertes du parlement européen,

-       envoi de 2 bulletins électroniques aux députés et parlementaires pour les informer sur les derniers progrès en matière de recherche hors expérimentation animale,

-       notre présence lors de salons végan et autres soulevant les questions du coût d’un stand et de la formation des bénévoles,

-       le travail sur la rhétorique, à savoir, qu’il est nécessaire de déplacer notre discours en posant des questions et non se justifier car nous sommes de plus en plus diffamés implicitement,

-       Muriel Obriet remercie Sophie Vie pour son travail d’analyse en cours de réalisation d’une centaine de résumés non techniques de projet et évoque la lettre adressée à Madame le ministre, Frédérique Vidal, et,

-       nous escomptons réunir la somme de 10.000 € pour le fonds EthicScience.

 

Christiane Laupie-Koechlin met aux voix l’approbation du rapport moral ; il est approuvé à l’unanimité. Elle remercie les membres pour cette confiance renouvelée.

Rapport financier
Georges-Louis Andrieux-Koechlin résume les principales évolutions pour l’année 2016 et la tendance pour 2017 en regrettant que ce point soit effectué tardivement après la clôture de l’exercice comptable :

-       Le bilan 2016 élaboré parle cabinet SFC nécessite des clarifications, à savoir, le poste ‘publicité’ révèle une erreur d’imputation de facture, l’augmentation des ressources proviennent non de dons mais du protocole Valitox® et un éclaircissement est demandé concernant les amortissements. D’autre part, une réduction des charges est entreprise.

-       L’année 2017 sera marquée par l’abrogation des ‘réserves parlementaires’, et, le soutien renouvelé de la Fondation Brigitte Bardot pour l’édition du bulletin SES.

Il est demandé aux deux vérificateurs aux comptes, Marie-Pierre Guede-Thomas et Pascal Sotiriadès, s’ils ont des remarques à formuler. Ils répondent par la négative.

Le rapport financier soumis au vote est approuvé à l’unanimité.

Christiane Laupie-Koechlin demande à l’assemblée quels sont les deux adhérents qui souhaiteraient être les vérificateurs aux comptes.

Olivier et Pascal Sotiriadès se proposent. Ils sont élus pour un an à compter de ce jour.

Questions diverses
Muriel Obriet expose les propositions du projet pilote européen à la suite de l’obtention d’un million d’euros à l’initiative de l’euro-député Younous Omarjee, à savoir :

-       Création d’un centre européen de « pré-validation » (ou validation en amont) en lieu et place du réseau EU-Netval afin de faciliter plus efficacement et rapidement la validation de nouvelles procédures par l’ECVAM – audit avant cette création

-       Elaboration d’un guide pratique destiné aux chercheurs/laboratoires qui souhaiteraient faire valider une nouvelle méthode alternative

-       Conception d’une ‘newsletter’ européenne dédiée aux approches et méthodes alternatives

-       Mise en place d’un réseau de partage des résultats des expériences réalisées sur animaux et un guide permettant de recueillir un maximum d’éléments lors des procédures

-       Création d’un index des innovations dans le domaine des méthodes non-animales

-       Elaboration de modules de formation destinés aux experts des instances européennes et évaluateurs de projets utilisant des animaux

-       Mise en place d’une plateforme interactive de formation aux approches alternatives. (La création d’un Master sur les méthodes alternatives en France ne peut pas être financé par l’Europe car c’est aux universités des états membres de présenter des projets afin de délivrer des diplômes conjoints ou double dans le cadre d’un financement d’Erasmus+ pour une coopération au delà des frontières nationales.)

Les 3 conditions fixées par la CE sont respectés.

 

Afin de développer une culture de la méthode alternative, elle propose une série d’initiatives, telles que :

-       Adresser aux laboratoires français une enquête sur les actions, démarches qu’ils mettent en œuvre en matière d’alternatives (organisation de symposiums, recherches autres qu’in vitro et in vivo, etc.)

-       Avec le concours d’autres associations, demander l’interdiction de l’expérimentation animale dans l’enseignement supérieur avec un argumentaire efficient

-       Faire inscrire dans le cursus universitaire une option sur les méthodes alternatives.

Pour se faire, il serait nécessaire de contacter des experts allemands où cette culture est développée, et, se déplacer dans les universités scientifiques pour leur donner des outils ‘tout prêts’ sachant que ceux-ci sont complexes à manipuler.

 

Pour les intéressés, une conférence sur ‘L’économie de la condition animale’ est donnée par le Professeur Nicolas Treich le jeudi 9 novembre à la salle Jean Dame, Paris 2ème (tél : 01 55 80 78 35 – métros Sentier, Les Halles)

La séance se clôture à 18 heures 40.

Précisions 

La salle du Cercle de l’Union Interallié nous a été offerte, comme chaque année. Nous les remercions une nouvelle fois.

Pro Anima travaille avec la société ANAIS pour les envois de bulletins. Cet organisme œuvre à la réinsertion par le travail de personnes en situations de handicap.

Pro Anima emploie deux salariés à temps partiel dont un salaire est pris en charge par le pôle emploi.

La Fondation Brigitte Bardot a financé notre bulletin pour l’année 2017. Nous remercions une nouvelle fois cette prestigieuse Fondation.

 

Christiane Laupie Koechlin
Secrétaire générale et fondatrice