La situation et des chiffres

Quelques questions clés sur l’expérimentation animale

Combien ?

Le nombre d’animaux utilisés pour la recherche reste important.

En 2013, 2,2 millions d’animaux ont été utilisés en France pour la recherche (100 000 de moins qu’en 2009). En France on sait que la formation scientifique repose toujours sur l’expérimentation animale. Les chercheurs français ont du mal à remettre en cause ce modèle qui nous place en tête du peloton de pays consommateurs d’animaux.

Cependant depuis 2000, il est à souligner que ce chiffre reste stable alors que le nombre de publications scientifiques a doublé tous les trois ans ce qui implique que  l’on observe un seul animal maintenant à plusieurs stades de la maladie et que l’on utilise mieux les nouvelles technologies d’imageries etc…

Quelles espèces trouve-t-on dans les laboratoires ?

Les souris restent les animaux les plus utilisés (60 %) mais on trouve les rats, les lapins (en hausse), les oiseaux … Les chiens (3032 en 2010) servent encore à tester certains médicaments. Des laboratoires utilisent aussi des chats, des chevaux ou des ânes, des primates.

Notons que tous ces animaux naissent et sont élevés dans des établissements agréés par le ministère de l’Agriculture. Le nombre de vers et de mouches drosophiles est très important mais ces animaux ne sont même pas comptabilisés dans les statistiques officielles.

A quoi servent-ils ?

Un tiers des souris sert à évaluer les thérapies ciblées contre certaines maladies comme le cancer, le 2ème tiers est génétiquement modifié pour étudier la maladie d’Alzheimer ou la mucoviscidose, entre autre…et le dernier tiers des expériences regroupe la production et le contrôle des médicaments. La législation impose en effet des tests animaux pour tous les produits « biologiques » (vaccins et sérums) avant leur injection.

Combien en sortent vivants ?

90 % des animaux sont euthanasiés. 10 % pourraient être placés mais on n’atteint même pas 1 %.

Peut-on s’en passer ?

C’est déjà le cas pour les cosmétiques, ingrédients chimiques et produits finis, qui ne sont plus testés sur les animaux depuis mars 2013. Ces dix dernières années, l’OCDE a validé une vingtaine de méthodes alternatives pour tester la toxicité des substances. Il est également interdit de pratiquer la disection en collèges et lycées, sur des souris, grenouilles ou autres animaux tués dans ce but.

  • Certaines voies de recherches alternatives, sans tests sur animaux ont déjà prouvé leur efficacité, mais beaucoup reste à faire pour mettre un terme aux expérimentations animales (voir notre programme VALITOX). Le cadre réglementaire rigide n'autorise pas pour l'instant de se passer des tests sur animaux en Recherche & Développement.
  • N’oublions pas que celle-ci peut avoir des conséquences néfastes sur l’état de santé des patients. Cette iatrogénie (les fameux effets secondaires de médicaments) a un coût humain très élevé puisque selon le journal de la médecine naturelle 130 000 hospitalisations et 10 000 décès par an seraient dus à ces effets délétères (estimation janvier 2013).