Argumentation scientifique et infographie

Cette infographie résume la réalité de l'expérimentation en France.

Elle concerne les données de 2011 mais reste encore une représentation fidèle de la réalité actuelle (voir ici une analyse des chiffres les plus récents).

InfographieLight[1]

Certains scientifiques opposés à l’expérimentation animale ne le sont pas seulement pour des raisons éthiques mais pour des raisons scientifiques et écologiques.

L’idée qu’aucune espèce n’est le modèle fiable d’une autre espèce est admise par un nombre grandissant de chercheurs. Il peut se démontrer logiquement et scientifiquement :

En effet, une espèce est définie par son isolement reproductif au sein d'une niche écologique spécifique. Les membres d'une espèce ne peuvent se reproduire qu’entre les membres d’une même espèce et non avec ceux d’une autre.

Elle se caractérise aussi par ses chromosomes : les chromosomes d’espèces différentes sont aussi différents. Or les chromosomes d’un individu déterminent toutes ses activités biologiques. Les activités biologiques de 2 espèces différentes étant différentes, une espèce ne peut  pas être le modèle fiable d’une autre.

Cette spécificité inter-espèce explique la faiblesse de l'expérimentation animale et devrait pousser la communauté scientifique à s'émanciper du modèle animal.  Un des exemples les plus cités pour illustrer ce fait est celui  l'échec de la recherche sur les maladies du cerveau. Pour Alzheimer, plus de 99% des potentielles thérapie évaluées avec succés sur des modèles animaux ont été mis en échec lors des essais sur patients. (chiffre de l'Alzheimer Research & Therapy Center). Récemment, le géant pharmaceutique PFIZER a annoncé cesser ses activités de recherche sur Parkinson et Alzheimer.

Quelques arguments aux questions que vous vous posez

Pour beaucoup, l'expérimentation animale est discutable sur le plan moral mais nécessaire, dans l'état actuel des connaissances, pour assurer l'efficacité et la sécurité des médicaments. Pourtant, nous démontrons, en répondant aux questions les plus fréquemment posées par les défenseurs du modèle animal, que ceux-ci ont tort.