Dossier spécial Niederhausbergen

Dossier spécial Niederhausbergen

Ce dossier porte sur le commerce de primates de l’université de Strasbourg (transitant par le Centre de primatologie de Niederhausbergen) ; primates achetés 10 euros le kilo et revendus 5000 euros l’animal à des laboratoires européens.

En 2009, l’UNISTRA (Université de Strasbourg) remporte l’appel à projet national du 1er fond interministériel de 1,7 millions d’euros lui permettant de créer l’ADUEIS (Association pour le développement des liens universités-entreprises dans les industries de la santé), dissoute depuis. Le commerce de primates a été réintégré à l’Université de Strasbourg et a eu malheureusement pour conséquence de créer plus d’opacité.

Cet argent permet de financer de nouvelles installations sur le domaine du Fort Foch à Niederhausbergen pour accueillir les primates (qui au début étaient surtout voués à l’éthologie) ; au gré de différentes autorisations préfectorales, le centre est passé de 400 à 800 puis à 1600 animaux (2014). Une marque SILABE est déposée.

Ces animaux viennent principalement de l’Ile Maurice, achetés 10€ le kg sont revendus à des laboratoires pharmaceutiques européens à 5000€ le primate (des laboratoires tels que Covance, Hoffmann Laroche, Servier, Novartis etc..).

En juillet 2015, le Dr Anne Vonesch vice-présidente d’Alsace Nature et membre du Bureau Européen de l’Environnement a confié ce dossier à Sylvia Hecker, vice-présidente du Comité scientifique Pro Anima. Sylvia a ainsi été chargée de mener une grande enquête. Depuis, un énorme travail a été accompli pour influer sur la fermeture de ce sordide commerce de primates.

Rapidement, différentes associations sont venues se joindre à Pro Anima.

Un groupe motivé et solidaire

Pro Anima a ainsi collaboré avec l’association Animalsace, dont l’ancien président Cyril Ernst reste notre partenaire pour le volet juridique du dossier.

Puis avec Code Animal, Fight for Monkeys, International Campaigns, Animal testing, 269Life, Animalise (association des étudiants de l’université de Strasbourg), avec Soko Tierschutz (notamment au sujet de la plateforme américaine Covance et de ses laboratoires clients — dont LPT — que l’association a pu faire fermer en 2020 grâce à plusieurs manifestations importantes ayant rassemblé jusqu’à 15000 personnes). Notons aussi Artze gegen Tierversuche qui, chaque année lors des marches organisées, a envoyé une délégation de médecins membres de l’association, mais encore RAO Reporters (Reporters for Animals Only), Antidote Europe et bien d’autres associations.

Un travail d’information et de communication

Nous comptons une dizaine de nos référents scientifiques présents à Strasbourg, des élus nationaux et européens, plusieurs membres du Conseil d’administration de l’Unistra (Université de Strasbourg) dont une cadre juriste occupant également une très haute fonction publique européenne ; la police nationale, les renseignements généraux ou encore la gendarmerie de Mundolsheim dont dépend la commune de Niederhausbergen ; sans oublier le soutien de personnalités, telles que Matthieu Ricard, Aymeric Caron et bien d’autres.

Pro Anima est également en contact avec des médias locaux et nationaux (et même le « M » du Monde), et des médias allemands.

Enfin, nous travaillons avec nos avocats spécialisés en droit public et de l’environnement : le cabinet Huglo-Lepage qui ne défend que des dossiers médiatiques et à médiatiser (Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement et députée européenne, étant elle-même avocate).

Ce cabinet représente une chance immense pour atteindre nos objectifs.

Toutes ces personnes remarquables nous font confiance et coopèrent harmonieusement.

Des actions collectives pour les singes

Ainsi, des manifestations sont organisées chaque année ; et ce, depuis 2015.

En 2020, à l’initiative et avec la détermination d’Alexandra Justamente — Fight for Monkeys, et en raison des restrictions sanitaires, nous avons co-organisé la 1ère marche virtuelle d’Europe « Justice pour les singes ».

 

Notre 1ère pétition, mise en ligne en novembre 2014, avec Animalsace, contre l’extension de l’élevage de primates à Niederhausbergen, a été signée par plus de 144 000 personnes ; et sur papier par plus de 8800 personnes dont 80 scientifiques.

Une 2ème pétition, lancée en 2019 avec Animalise et Antidote Europe, pour la fermeture du centre compte quant à elle plus de 70 000 signataires.

Si ce n’est déjà fait, signez la pétition 

Ces actions et nos marches de protestations dans l’espace public génèrent de nombreux articles de presse et des passages télévisuels.

Différents courriers ont en parallèle été envoyés aux Chancelleries et à différents pouvoirs publics. Nous obtenons plusieurs rendez-vous avec les services du Préfet (accompagnés d’une délégation de scientifiques), puis avec le président de l’Université lui-même.

En 2019, grâce à nos efforts collectifs, le chiffre d’affaire de l’université de Strasbourg issu de la vente des primates a baissé de 50%.

A suivre

Un recours vient par ailleurs d’être déposé devant le Tribunal administratif de Strasbourg dirigé contre l’agrément du centre de primatologie de Niederhausbergen. Afin de permettre un déroulement serein du débat judiciaire, nous avons suspendu les manifestations publiques pour le moment.

Pro Anima, avec Sylvia Hecker, représente depuis 2015 le camp de base pionnier de cette affaire. Nous continuons cependant d’accueillir toutes les bonnes volontés qui ont le souci du bien commun, et plus précisément celui du sort réservé à nos proches cousins les primates non humains de Niederhausbergen.

Un objectif à la fois éthique, scientifique et écologique

Il faut dénoncer non seulement ces pratiques cruelles et empiriques sur ces primates ; mais aussi démanteler les sociétés écrans, les conflits d’intérêts, les trafics d’influence et organisations parallèles à ce trafic ; et encore prouver comment nous pouvons faire autrement et mieux.

Ainsi, et avec l’aide de nos avocats, nous espérons pouvoir faire fermer le Centre de primatologie de Niederhausbergen et faire stopper ce juteux trafic.

La mission d’une université c’est la recherche et l’enseignement mais certainement pas le commerce.

Nous contacter sur ce dossier

Par mail

Par voie postale

Comité scientifique Pro Anima
10, rue de Romanswiller
67200 Strasbourg

Pour d’autres précisions, consulter :

« ll est presque minuit »

A la sortie de la préfecture pour demander la fermeture du Centre de Niederhausbergen. De gauche à droite, Sylvia Hecker (Vice-présidente de Pro Anima), Madame Huguette Werck, Docteur Staub (membre du Comité scientifique), Docteur Bléger (membre du Comité scientifique), Professeur Fougerousse (membre du Comité scientifique), et le Comte Christian d’Andlau-Hombourg.