VALITOX : une des alternatives aux expérimentations animales.


VALITOX

Réalisation technique : Dr Christophe Furger sous l’expertise scientifique du Pr Jean-François Narbonne.

Technique

VALITOX est un nouveau test de toxicité réalisé sur des cellules humaines en culture. Il est basé sur l’émission de lumière (fluorescence) et mesure le niveau d’altération cellulaire suite à l’effet d’un agent toxique ou supposé l’être. Il fonctionne sur tout type de cellules et permet un usage haut débit associé à un coût de réalisation très concurrentiel.

La prédictivité de  VALITOX pour la toxicité aiguë pour l’Homme est de 72% contre 65% et 61% pour les tests réalisés respectivement sur souris ou sur rat.

Applications

Le principe du test étant basé sur le processus de mort cellulaire, il peut s’appliquer aux mesures de toxicité aiguë ou chronique.

VALITOX peut remplacer les tests de DL50 et de CL50 en toxicologie et écotoxicologie concernant les domaines pharmaceutiques, cosmétiques, alimentaires, agrochimiques et des substances chimiques.

VALITOX peut s’appliquer en particulier dans le cadre de la Directive européenne REACH (Registration, Evaluation, Autorisation of Chemicals) dans lequel 140 000 substances doivent être testées entre 2013 et 2018 qui, par application des protocoles classiques, utiliseraient des millions d’animaux.

Historique

2006 – 2011 : Recherche et Développement
Premières démonstrations sur la pertinence du concept puis plusieurs années de travail pour la mise au point de la technique.

2009 : Publication dans la revue scientifique ALTEX (mars 2009) et présentation au Congrès Mondial sur les Méthodes Alternative (WC8, Rome, août 2009).

Avril 2011 :  Dépôt du dossier VALITOX auprès de l’ECVAM, l’organisme européen en charge de la validation des alternatives aux expérimentations animales. (n° de dépôt IHCP/103/(ARES)2011)

2012 : La Fondation Brigitte Bardot (FBB) s’informe des dossiers auprès de l’ECVAM et obtient un courrier de John Dali, commissaire Européen à la santé précisant qu’une analyse détaillée a été réalisée sur le dossier en 2011 demandant des ajustements.

Septembre 2013 : Le dossier est repris en main par la société LED sous la direction de Christophe Furger.

Octobre 2014 : Nouveau dépôt du dossier auprès de l’ECVAM (TM2014 — 05) après la mise en conformité demandée.

2015 : nouvelles questions posées par l’ECVAM

2019 – 2020 : Poietis et EthicScience

L’entreprise Poietis développe des modèles physiologiques et commercialise l’une des premières peaux humaines bio-imprimée disponible sur le marché. Poietis travaille aujourd’hui sur la peau, le follicule pileux, le cartilage, le pancréas mais aussi en cardiologie et en neurologie.

Les sociétés Poietis et AOP (Anti Oxydant Power) dirigée par Christophe Furger ont mis en place une preuve de concept permettant l’exploitation de deux technologies. L’idée est d’appliquer la technologie Lucs/Valitox, protocole de toxicologie cellulaire à des modèles de tissus humains bio-imprimés par Poietis.

Cette démonstration étant achevée avec succès à l’aide de cette nouvelle génération de modèles in vitro, une deuxième étape est actuellement en développement. Elle a pour objectif de pouvoir concevoir et produire à moyen terme, des tissus « simples » par exemple sous forme de patchs mais fonctionnels pour pouvoir réparer une partie d’un organe qui aurait été lésé, abîmé par un accident ou une maladie.

Ce projet d’association est une nouvelle ambition pour le protocole Valitox et a été sélectionné pour l’édition 2019 – 2020 du prix EthicScience crée par le Comité Scientifique Pro Anima. Ce prix permet de soutenir financièrement des programmes de recherches substitutives à l’expérimentation animale. Pro Anima participe ainsi activement à l’alternative aux tests sur animaux.

Pour mener à bien et faire avancer ces recherches qui ne bénéficient pas d’aide des pouvoirs publics, nous avons besoin de votre soutien.

EthicScience présente VALITOX et Poietis

EthicScience est une plate-forme citoyenne européenne de collecte de fonds dédiée à la promotion des méthodes de recherche sans tests sur les animaux, fondées sur les connaissances scientifiques les plus avancées, pour nous assurer une meilleure santé.

Depuis 2013, date de sa création, nous avons apporté notre soutien et remis plus de 50 000 € à :

Christophe Mas du laboratoire Oncothéis ; il a étudié une modélisation de cancer en 3D réalisée à l’aide de tissus humains. Alors que l’industrie pharmaceutique peine à mettre au point de nouveaux médicaments, la modélisation proposée par Christophe Mas permet une meilleure compréhension de la maladie. L’approche est fiable pour notre espèce, contrairement aux essais habituels sur rongeurs souvent biaisés.

Saadia Berrada (Atoxigen) et son équipe ont travaillé à la création d’un nouveau modèle de peau synthétique. On sait peu que certains composés chimiques notamment pour les produits ménagers continuent à être testés sur des animaux. Ce type d’outils peut s’y substituer.

Ludovic Wiszniewski (Epithelix) et son équipe ont présenté un mini-poumon humain pour un test d’inhalation permettant d’étudier les effets de la cigarette électronique.

Pour l’édition de 2017 – 2018, nous avons remis 15 300 € au Professeur Jens Schwamborn.

Ce chercheur a conçu un modèle de mini-cerveau à base de cellules souches, capable de faire progresser la recherche sur les maladies neurodégénératives et plus particulièrement pour Parkinson.

Parrainé par les principales ONG françaises, suisses et belges, PRO ANIMA a en outre coordonné un programme de toxicologie « VALITOXÒ/LUCS » pour un montant de plus de 200 000 €, afin de contribuer à l’évolution positive de la directive européenne REACH, consistant à faire tester ou re-tester 100 000 produits chimiques (ramenés à 45 000 pour des raisons économiques). VALITOXÒ/LUCS est aujourd’hui en cours de validation européenne auprès de l’ECVAM*et déjà utilisable par les industriels, pour nous fabriquer des produits moins nocifs et améliorer notre environnement.

Pour 2019, un nouveau dossier sera déposé à l’ECVAM après publication dans une revue scientifique à Comité de Lecture avec les réponses requises sur la base initiale des cellules humaines en culture. Un second dossier pourra être déposé avec les cellules souches pour atteindre d’autres domaines réglementaires, (toxicité aigue par inhalation, voie cutanée ou ingestion). Ce second dossier devra présenter les avantages supplémentaires attendus et le budget y afférent.

Enfin un dernier test en relation avec la mesure de toxicité sur modèles de peau sera développé au moyen d’une nouvelle technologie par imprimante 3D. Il sera fourni un mémo détaillé confirmant les avantages attendus avec ces nouvelles technologies, issues des récents progrès scientifiques. Le tout avec une estimation du planning et du coût global de ce nouveau travail. Si une prévalidation peut être obtenue (nous l’espérons dans un bref délai) pour un coût d’environ 200.000 €, cela sera une réussite conforme à nos objectifs communs et un exemple performant à mettre en avant pour remplacer le modèle animal en toxicologie.

Ces recherches peuvent se réaliser grâce au soutien d’un généreux mécène qui nous a fait un don de 45.000 euros et de nos adhérents qui nous ont apporté leur soutien à hauteur de 5000 euros. Le Comité Scientifique Pro Anima pourra donc remettre la somme totale de 50.000 euros pour la prochaine édition du Prix EthicScience. Cette somme sera affectée aux recherches sur des technologies excluant les tests sur animaux : la toxicologie cellulaire et les imprimantes 3D.

À l’occasion de la conférence « Comment accompagner la transition vers une recherche sans expérimentation animale ? » organisée par les eurodéputés Younous Omarjee et Pascal Durand et coordonnée par Muriel Obriet, de nombreux scientifiques étaient présents et notamment Christophe Mas, Jens Schwamborn et Kévin Fournier. Ils ont exposé à cette occasion leurs travaux de recherche et les applications. Tous ont reconnu l’intérêt d’utiliser du « matériel » d’origine humaine (cellules et tissus, données) plutôt que de travailler sur le modèle animal (plus grande efficacité et fiabilité, possibilité de développer des modèles personnalisés, reproduction des caractéristiques du développement d’une maladie chez le patient humain… Ils ont également mentionné les difficultés et obstacles rencontrés pour le développement de ces méthodes substitutives à l’expérimentation animale.

Lors de l’Audition de l’OPECST (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques) qui a eu lieu le 14 Janvier 2019 à l’Assemblée Nationale, Christophe Furger, a présenté notre programme Valitox et évoqué aussi le parcours kafkaïen pour sa validation et le très faible effort financier consacré au développement des méthodes substitutives.

Poietis, Valitox et EthicScience 

L’entreprise Poietis développe des modèles physiologiques et commercialise l’une des premières peaux humaines bio-imprimée disponible sur le marché. Poietis travaille aujourd’hui sur la peau, le follicule pileux, le cartilage, le pancréas mais aussi en cardiologie et en neurologie.

Les sociétés Poietis et AOP (Anti Oxydant Power) dirigée par Christophe Furger ont mis en place une preuve de concept permettant l’exploitation de deux technologies. L’idée est d’appliquer la technologie Lucs/Valitox, protocole de toxicologie cellulaire à des modèles de tissus humains bio-imprimés par Poietis.

Cette démonstration étant achevée avec succès à l’aide de cette nouvelle génération de modèles in vitro, une deuxième étape est actuellement en développement. Elle a pour objectif de pouvoir concevoir et produire à moyen terme, des tissus « simples » par exemple sous forme de patchs mais fonctionnels pour pouvoir réparer une partie d’un organe qui aurait été lésé, abîmé par un accident ou une maladie.

Ce projet d’association est une nouvelle ambition pour le protocole Valitox et a été sélectionné pour l’édition 2019 – 2020 du prix EthicScience crée par le Comité Scientifique Pro Anima. Ce prix permet de soutenir financièrement des programmes de recherches substitutives à l’expérimentation animale. Pro Anima participe ainsi activement à l’alternative aux tests sur animaux.

En février 2020, Poietis a eu les honneurs des médias.

CP APHM PTIS FR 050220

Pour mener à bien et faire avancer ces recherches qui ne bénéficient pas d’aide des pouvoirs publics, nous avons besoin de votre soutien.

Tous ces partenaires scientifiques se tiennent à disposition pour répondre à vos éventuelles questions.

Vous pouvez également visiter notre LAB pour lire plus d’infos sur ces recherches.

Le lab

Le fonds et le prix EthicScience ont été initiés par Pro Anima et sont dédiés aux programmes de recherche retenus par son comité de sélection. www.proanima.fr

* Centre Européen pour la validation des méthodes alternatives à l’expérimentation animale

Partenaires

La plupart des organisations soutiennent VALITOX que ce soit financièrement ou encore au niveau du lobbying et de la communication.

La LSCV (Ligue Suisse contre la Vivisection), la SNDA (Société Nationale de Défense des Animaux), la FBB (Fondation Brigitte Bardot), l’Association Bourdon, 30 millions d’amis, ont financé ce projet unitaire piloté par Pro Anima.