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Neuroscience : vers une recherche durable


15 mai 2015

Le
NewYork Times se penche sur un couple
de chercheurs en neurosciences. Guidé par de hautes exigences éthiques et
scientifiques, leur laboratoire est un symbole de la science de demain. Une
science responsable.

 Ann Lam referme
délicatement la glissière d’un mini frigo de laboratoire dans lequel elle vient
d’installer une tranche de cerveau humain. Elle referme la lourde porte puis se
dirige vers une rangée d’ordinateurs afin de contrôler son expérimentation
scientifique.

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Elle utilise un
des microscope les plus sophistiqués au monde afin d’étudier la distribution
des métaux lourds dans le cerveau d’un patient épileptique.

Les techniques
habituelles d’investigations des tissus cérébraux humains produisent des
résidus et des pertes nocives pour l’environnement. De plus elles sont souvent
réalisées sur des animaux.

Une chose que le
Dr Ann Lam veut éviter à tous prix. Les radiations qui illuminent son
microscope provenaient auparavant de déchets produits par des accélérateurs de particules.
Aujourd’hui elles peuvent être utilisées, recyclées en quelque sorte et il est
possible de les utiliser pour examiner les tissus humains, éthiquement
identifiés,  prélevés sur patients,
et non plus sur animaux.

Des
considérations importantes pour le Dr Lam. En effet, de nos jours,  beaucoup de scientifiques s’inquiètent
que les neurosciences ne deviennent un « sale boulot », car encore trop
souvent on retrouve dans les laboratoires des produits toxiques, des
instruments dangereux et tranchants, et bien sûr de malheureuses victimes
animales.

De plus, la
question de l’emploi et de la finalité des découvertes se pose.

Le fait qu’elles
puissent être employées d’une manière inattendue, à des fins dangereuses est
une préoccupation réelle pour certains chercheurs.

D’importantes
questions morales sont forcément soulevées…

 Un laboratoire de neuroscience guidé par
la réflexion

En 2012, le Dr
Lam et son époux le Dr Elan Ohayon ont donc fondé le green neuro science laboratory,  un laboratoire de « science
verte » (« verte » dans le sens de « durable ») dans
un ancien bâtiment industriel aux environs de San Diego (Californie - USA). Des
panneaux solaires s’étendent sur le toit, tandis qu’un ravissant jardin occupe
le deuxième étage.

Ce couple de
scientifiques refuse l’expérimentation animale, un des piliers de la recherche
neuroscientifique,
et refuse la recherche ayant une finalité militaire.

Notre rêve est de créer un programme
d’entraînement éducatif «durable » en neuroscience dans lequel les
participants pourraient véritablement étudier l’éthique, la philosophie et
l’expérimentation scientifique en même temps.
 

À une époque où les chercheurs semblent considérer l’être
humain comme une simple marionnette dotée de neurones, Ann Lam et Elan Ohayon
recherchent avant tout des projets démontrant à quel point le fonctionnement du
cerveau est relié à la volonté et à la liberté individuelle. Ils croient également
en la transparence et en un accès plus ouvert à la science : ils souhaitent
publier leurs découvertes sans restriction, parfois même en direct pendant le
déroulé de l’expérimentation.

Des idées qui
ont interpellé la communauté scientifique. Ce
lab est un de ceux qui ont une chance de voir l’émergence d’une intelligence
artificielle
déclare Hava T Siegelmann, un professeur des sciences
informatiques à l’université du Massachusetts (USA).

Mais leur stricte opposition à
l’expérimentation animale a un prix.
 

Ils ne jouent pas le jeu 

déclare
W. Mc Intyre Burnham, un 
neuropharmacologue de l’Université de Toronto (Canada). Ils représentent peut-être le futur, mais ils
auront du mal à trouver des soutiens
aujourd’hui.

Ce couple engagé
dans cette recherche durable a eu une prise de conscience en 2011, lors d’un
voyage à Vancouver. Le Dr Lam s’inquiétait alors de la direction que prenaient
les neurosciences. Ils n’étaient pas les seuls, ainsi ils rejoignirent le
neuro-scientifique Jay S Coggan et commencèrent par partager des bureaux au
sein de son institut le neurolinx
research institute
. Le Dr Coggan de son côté avait depuis longtemps nourri
une inquiétude sur « l’establishement » de la recherche.

Un domaine dans
lequel il devenait difficile de différencier la recherche académique du pur
profit.

Il démarra son
propre laboratoire de recherche avec son argent personnel et aujourd’hui se
fait financer par des soutiens privés et diverses bourses de recherche.

 Une ligne de conduite « verte »

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Son institut
soutient une variété de projets allant de l’étude du sommeil des dauphins à l’exploration
de nerfs humains endommagés par la sclérose en plaques.

Bien que pionnier
dans la simulation informatique du système nerveux humain, il a pendant dix ans
stoppé net tout projet à cause des inquiétudes sur le devenir de ces
recherches, notamment à de potentielles applications militaires. Chose qu’il
refuse.

Aujourd’hui de
retour dans ses laboratoires, il s’assure que les découvertes ne puissent
être utilisées à mauvais escient. Nous
devons considérer ces découvertes de la même manière que des armes de guerre
.

L’équipe a dégagé
deux composantes essentielles à maintenir dans leurs projets : l’aspect familial et expérimental et de
manière plus inhabituelle une ligne de
conduite « verte »
sur la manière de conduire la recherche de
manière éthique et d’en assurer une juste utilisation. Le Dr Mam et Dr Ohayon
ont également commencé une sorte de tournée à travers les Etats-Unis afin de promouvoir
ce nouveau paradigme. Faire des adeptes sera peut-être l’étape la plus difficile.

Traduit,
résumé et adapté par Arnaud Gavard

Source :
http://www.nytimes.com/2015/01/06/science/research-with-a-scientific-and-moral-purpose.html?_r=0