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L’expérimentation animale en proie au doute


3 avril 2014

Une nouvelle étude scientifique sème le doute sur les tests de sécurité de centaines de produits de consommation, additifs alimentaires et substances chimiques industrielles.

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De nombreux produits courants contiennent des produits chimiques synthétiques (conservateurs, colorants etc). Les garanties officielles de la sécurité de ces substances reposent en principe sur des expériences sur des animaux.  Aujourd’hui après les nouveaux travaux de nombreux chercheurs, les résultats de ces expériences remettent en question directement le vieil adage qui veut que les tests sur les animaux soient pertinents pour les humains.

La recherche a débuté lorsque les chercheurs ont constaté que dans leurs spécialisations médicales les médicaments mis au point sur les souris, avaient un taux d’échec de 100 % (sur 150 essais cliniques).

Selon  Kristie Sullivan directrice du Comité américain des médecins pour une médecine responsable, cela n’est pas inhabituel car près de 90 % des médicaments testés sur animaux ne sont pas mis sur le marché aux Etats-Unis ou en sont vite retirés. Ce qui a incité des chercheurs à comprendre pourquoi et ceux-ci ont ainsi décidé de comparer systématiquement les résultats sur souris et humains ; Cette corrélation postulée entre différentes espèces est nommée « hypothèse de concordance ».

Des souris et des hommes ….absence de corrélation.

Lors d’un premier ensemble d’expériences, les chercheurs ont remarqué que des inflammations  aiguës avaient atteint les souris causées par plusieurs stimulis toxines bactériennes (ou endotoxémie), traumatismes et brulures. Ensuite, les auteurs ont chiffré les modifications positives et négatives de l’activité génétique de centaines de gènes individuels et ils ont prouvé que les modifications de l’activité d’un gène de souris après traitement ne permettaient pas de prévoir les modifications chez les humains.

Ce n’était pas le résultat attendu.

Lors d’expériences complémentaires, les chercheurs ont vu une autre différence. Les humains réagissent avec des types de modifications génétiques similaires aux trois différentes expériences (traumatismes, brûlures et endotoxémie) alors que les souris ont des modifications génétiques très différentes. Cela a donc confirmé que humains et souris réagissaient différemment et qu’il y a des différences fondamentales dans les physiologies humaines et celles de la souris.

Les chercheurs ont de même testé les maladies inflammatoires et on vu que les souris et les humains ont peu en commun. Confirmation fondamentale vu l’importance des maladies inflammatoires chez l’homme comme la polyarthrite, l’asthme, la maladie coeliaque etc…

La concordance a donc été remise en cause par de nombreux chercheurs. En effet, certains ont noté que les souris ont 120 millions d’années de modifications évolutionnaires qui les séparent des humains et que les souris souffrent de maladies différentes, n’ont par exemple pas de vésicules biliaires, ni de cycles menstruels, connaissent des naissances multiples, et diffèrent par leur système immunitaire, leur durée de vie, leur taille etc…

Par conséquent, les chercheurs devraient maintenant s’attendre à ce que les expériences sur les souris et sur d’autres animaux soient de faible utilité dans le traitement des maladies humaines comme les maladies de cœur et les cancers et, de plus, le public est certainement très mal servi par rapport à tout cet argent dépensé pour la recherche médicale. Notons en outre, que les tests sur les animaux ont failli empêcher l’autorisation de mise sur le marché de précieux médicaments comme la pénicilline et des antibiotiques ultérieurs mais n’ont pas évité la catastrophe de la thalidomide dans les années 50 et 60 (Greek & Swingle 2003).

Selon Kristie Syllivan cette conclusion sur la non-concordance des espèces ne signifie nullement la fin de la recherche médicale mais annonce une ère plus prometteuse et scientifique et démontre que d’autres méthodes, sans doute meilleures, existent. Ces méthodes qui incluent une observation clinique humaine plus importante et une meilleure utilisation des cultures de cellules. 

Finalement nos produits chimiques ne sont pas testés !  Si les animaux ne sont pas des indicateurs utiles des réponses de maladies importantes chez les humains, il est peu probable qu’ils soient utiles comme sujets de tests toxicologiques.  Ainsi le manque de concordance signifie que les substances chimiques synthétiques dans les produits industriels courants, incorporés dans les denrées alimentaires ou répandues par d’autres biais ne sont en fait pas testées.  La procédure réglementaire par laquelle elles sont passées n’a jamais été un système scientifiquement validé reposant sur des preuves. Kristie Sullivan déclare ainsi que nous ne protégeons pas les humains comme l’a souligné aussi l’Académie nationale des Etats-Unis puisque de nombreux tests toxicologiques ne sont pas pertinents pour l’homme.  

Il existe des tests toxicologiques alternatifs, mais malgré de grandes subventions la science reste incomplète.

Mickael Hansen, scientifique à la tête de l’Union des consommateurs reconnaît que nous devrions évoluer vers des modèles in vitro qui devront être validés.

100 millions de souris sacrifiées chaque année à la recherche médicale et la toxicologie et les résultats montrent que les animaux ne miment pas de manière fiable la physiologie humaine (Knight 2007, Dressman 2007).

Un autre point, la recherche sur animaux est aussi devenue un gros business. Une souris génétiquement modifiée peut coûter 100 000 $. Pour les chercheurs en médecine, la recherche animale offre un revenu stable et une carrière prospère… Les industries agro-alimentaires et chimiques profitent aussi du système et l’opinion publique reste floue au sujet de l’expérimentation animale et de la sécurité alimentaire.

Le Congrès américain a rendu les tests de sécurité pour les médicaments obligatoires sur les animaux et depuis des milliards de souris et autres mammifères ont été sacrifiés dans un pacte faustien selon lequel leur souffrance éviterait l’expérimentation humaine.

Résumé de « the experiment is on us » parue sur independentsciencenews du 6 Mai 2013, (pour notre bulletin Sciences, Enjeux, Santé n°70 de Septembre 2013).Traduit par Tiphaine Georges résumé par Marie-Cécile Darmet et Arnaud Gavard