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Rapport sur l'Expérimentation Animale en Europe

Rapport sur l'Expérimentation Animale en Europe

ˆ partir du 10/02/2010

 

Quelles alternatives ? Quelle éthique ?

Quelle gouvernance ?

 

Conférence de presse du 09/12/09 à l’Assemblée Nationale.

 

Résumé

 

du Rapport réalisé au nom de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) par MM. Michel Lejeune et Jean-Louis Touraine, députés.

 

Des propos que Pro Anima ne partage pas

 

 

Quelles alternatives :

 

Aujourd’hui, il existe un problème de comptage des animaux utilisés dans l’expérimentation animale qui est non uniformisé entre les Etats-Unis et l’Europe. En effet, les Etats-Unis ne prennent pas en compte les rongeurs ni les oiseaux.

Il y a deux principaux intérêts au développement de méthodes substitutives à l’expérimentation animale : le respect des animaux et de la vie ainsi qu’une raison économique car l’expérimentation animale coûte très cher. Ainsi les méthodes alternatives permettraient de diminuer le coup de la recherche

 

Quelle éthique :

 

Concernant l’hébergement, il faut des normes plus rigoureuses dans les locaux abritant des animaux. La directive de 1986 à permis aux chercheurs d’avoir une meilleure prise de conscience du respect de l’animal.

 

Quelle gouvernance :

 

Il y a une disparité au sein de l’UE : il existe un comité d’éthique pour l’harmonisation au niveau de l’UE notamment au niveau des formalités administratives. Cependant, cela peut engendrer une crainte de nouvelles contraintes administratives. Hors, il ne faut pas trop entraver la recherche. Il faudrait s’inspirer par exemple de la suède ou il ne faut pas plus de 6 semaines pour qu’une recherche soit acceptée ou refusée afin d’établir un climat de confiance entre chercheurs et administratifs.

 

Recommandations

 

Il faut faire attention à la perte de compétitivité de la recherche et de l’économie par rapport à d’autres pays dont les démarches sont moins rigoureuses.

Concernant les primates non humains, les chercheurs s’accordent à dire que nous ne pouvons pas nous passer de la recherche sur ces derniers dans certaines maladies (ex : Alzheimer). L’objectif serait d’avoir recours aux générations F2 (nés de parents en captivités)

La directive s’étalera sur plusieurs années : 100 Millions d’euros pour une évolution progressive et une harmonisation.

Il faut faciliter l’accès des chercheurs à un équipement performant comme l’imagerie médicale. Comme le coût est important, il s’agirait de regrouper les chercheurs dans des centres de recherche d’animaux les chercheurs pour une bonne utilisation des appareils médicaux.

 

Le projet REACH nécessitera une augmentation des animaux à utiliser. Il est donc nécessaire que les méthodes alternatives se développent. Il faut donc des validations plus nombreuses et des formalités moins contraignantes. En effet, actuellement, l’ECVAM n’a validé que 15 méthodes alternatives en 10 ans, donc 5 fois la même. Quant au dossier à déposer pour validation, il doit être demandé 4 ans avant. Avec une validation d’une méthode alternative par an, l’ECVAM doit être revu dans son fonctionnement pour être plus efficace et fonctionner rapidement : ceci est un point essentiel pour le développement de méthodes alternatives.

Il est nécessaire de mettre en œuvre des produits prédictifs (outils informatisés), afin de donner un premier aperçu et empêcher l’expérimentation animale qui serait de ce fait inutile.

 La création d’un prix prestigieux pour les meilleurs travaux collaborative dans les méthodes substitutives pourrait insister les chercheurs dans cette voie. Ce prix serait relayés par des événements médiatiques, nationales et relaté dans toute la presse

Pour éviter l’utilisation abusive des animaux, il faut favoriser l’échange des effets négatifs entre chercheurs afin d’éviter que d’autres laboratoires retentent l’expérience. L’utilisation de plateformes sécurisées pourrait être une solution pour ce partage.

 

Conclusions de Mr Le jeune

 

« L’expérimentation animale est totalement indispensable, on ne peut s’en passer, mais il faut appliquer la méthode des 3R » 

Il faut une plus grande transparence au niveau des laboratoires afin d’avoir une plus grande communication avec le grand public. Cela permettrait aux concitoyens d’avoir une plus grande confiance en la science et en la recherche.

Aujourd’hui, des tests de sécurité concernant les produits utilisés chez l’homme sont réalisés dans les domaines de l’alimentation, de l’esthétisme, de la santé et de l’agriculture. Il s’agit maintenant de voir les abus et dans quels domaines l’utilisation des animaux peut être réduit.

Concernant la France, les animaux sont hébergés dans des conditions satisfaisantes, d’une part pour des raisons humanitaires (respect de la vie), d’autre part pour une validité scientifique et un intérêt économique. Il n’y a donc pas d’abus car cela irait à l’encontre de la validité économique et scientifique.

Il est ainsi nécessaire de s’écarter des deux extrêmes (laisser le chercheur libre pour qu’il avance ou abolir totalement l’expérimentation animale), grâce à un comité pluridisciplinaire

Il est nécessaire de s’écarter des deux extrêmes grâce à un comité pluridisciplinaire:

En effet, la conséquence de tels extrêmes serait d’un coté de ne pas prendre en compte la santé et le bien être animal et de l’autre de prendre le risque que toute l’industrie pharmaceutique, chimique, le secteur de la santé humaine se délocaliseraient hors de l’Europe car les conditions seraient plus aisées ailleurs.

Concernant la validation des méthodes alternatives, il est rappelé qu’elle sera progressive.

Un équilibre dans l’Europe avec une certaine homogénéisation est nécessaire pour éviter l’excès d’hypocrisie : si un produit est jugé non éthique en Europe, il ne faudra pas accepter les produits testés ailleurs et contraires à cette éthique.

Il faut trouver un consensus avec l’ensemble de la communauté entre les associations de protection des animaux et ceux qui les utilisent dans l’expérimentation animale.

Les vétérinaires sont les garants du bien être animale

“Chaque espèce est très différente de l’homme”

 

Progrès : imagerie IRM, criblage haut débit, modélisations mathématiques.

L’importance d’une rigueur scientifique est primordiale :

Ainsi, il faut chercher une voie intermédiaire dans les sondages d’opinion qui sont actuellement faussés :

-       Etes vous pour ou contre l’expérimentation sur les animaux ? réponse majoritaire : contre.

-       Souhaitez vous que les médicaments soient initialement testés sur les souris ou sur l’homme ?  réponse majoritaire: souris

 

Il est donc recommandé d’avoir une transparence pour lutter contre les « idées fausses »

Car aujourd’hui, le comité scientifique n’a pas assez communiqué et les méthodes de substitutions doivent être validées très rapidement dès qu’elles existent in vitro pour les remplacer in vivo

Nécessité de sortir le chercheur du silence pour rassurer et pour sortir la population de leur vision faussée.

Il est de nouveau rappeler que les alternatives ne pourront être présentes que dans un futur éloigné et qu’il faudra de très nombreuses étapes et de nombreuses années avant de les accepter sans se rendre coupable si des problèmes surgissent dans la santé humaine.

Aujourd’hui il est matériellement et scientifiquement impossible de remplacer toutes les méthodes d’expérimentations animales, par des méthodes alternatives. De plus, il existe des contraintes réglementaires et la directive doit répondre aux délocalisations.

Développement de méthodes altératives pour encourager toutes les recherches. L’intérêt est triple (création d’emplois, humanisme, économique car les méthodes alternatives coûte extrêmement moins cher que l’expérimentation animale).

 

 Rapport de l’INRA sur la douleur animale (20 experts dont 1/3 extérieurs)

Un bilan de l’existant avec pour conclusion que la douleur animale est « subjective »

Il existe des lacunes concernant la connaissance de la douleur animale : reconnaissance de la douleur des mammifères mais lacunes au niveau des invertébrés, céphalopodes etc. (d’ou la nécessité de l’utilisation d’autres animaux pour combler cette lacune !)

 

France : pays de l’UE où l’on expérimente le plus

Formation étudiant : quand confronter l’étudiant à l’animal ? Ministère de l’éducation et la santé

 

Secteur ou l’on ne peut remplacer l’animal et ou l’excès in vivo est accepté : les médicaments. En effet c’est derniers sont composés de plusieurs métabolites dont un seul peut s’avérer toxique alors qu’initialement le médicament ne l’était pas. D’où l’excès d’expérience sur animaux

 

Chiffres :

- 100 millions d’euros seront nécessaire pour que toutes les animaleries soient conformes.

- Budget alloué au rapport sur la douleur animale de l’INRA: 83 000 euros

- Budget alloué pour les méthodes alternatives : « pas de cagnotte disponible »

- Chaque année, 1 milliard d’euros est rajouté au budget de la recherche.

 

 

COMITE SCIENTIFIQUE PRO ANIMA - 84, rue Blanche - 75009 PARIS - Tél. +33 (0)1 45 63 10 89